Surdoses GHB
Surdoses GHB
Mardi, 02 Décembre 2008 11:21
GHB: 20/11/2008; Trois cas d’overdose au GHB ont été rapportés dans la région de Courtrai-Waregem la semaine passée. L’urine et le sang d’une des trois victimes est encore à l’analyse en laboratoire, ainsi qu’un reste du GHB.Selon le parquet, le GHB a été présenté aux consommateurs comme un produit améliorant la sexualité. Les consommateurs en auraient absorbé une trop grande quantité en une seule prise.
COMMENTAIRES
Vu le danger réel d’une overdose, il nous semble utile d’attirer une fois encore l’attention sur les dangers du GHB. Ceux-ci une fois exposés, des conseils de réduction des risques liés à la consommation de GHB seront proposés.
Considérations générales
Comme drogue récréative, le GHB est connu sous les noms de ‘XTC liquide’, ‘liquid E’, ‘GBH’, ‘easy lay’, ‘scoop’, ‘liquid X’, ‘fantasy’ et ‘cherry meth’. Dans la plupart des cas il s’agit d’une solution claire, inodore, incolore et parfois insipide (la plupart du temps, elle a un goût salé). Le GHB est le plus souvent vendu dans des petites bouteilles (type Flügel) en plastique ou dans des capsules. Parfois on peut aussi l’avoir en comprimés ou en poudre.
Dans le secteur pharmaceutique, le GHB est disponible comme Gamma-Hydroxy-Butyrate de sodium sous forme liquide. Le GHB a une valeur thérapeutique comme anesthésique, dans le traitement des symptômes de désintoxication alcoolique et comme sédatif à durée d’action prolongée.
Absorption - Pharmacocinétique
Le GHB est absorbé en 10 à 15 minutes. Le GHB a une ‘courbe dose-réponse’ assez raide, ce qui signifie qu’une petite augmentation de la dose peut avoir pour conséquence un effet sédatif. Après ingestion, les effets du GHB se manifestent généralement après 15 min et ils peuvent durer jusqu’à 7 heures, en fonction de la dose consommée. Le GHB ne peut pas être détecté dans le sang ou dans l’urine par les analyses toxicologiques de routine. Les méthodes adéquates pour détecter le GHB en laboratoire sont la Résonance Magnétique Nucléaire et la spectroscopie à Infra-Rouge.
Usage comme drogue récréative et effets
Les effets du GHB ressemblent plus à ceux de l’alcool, de la marihuana et du diazepam qu’à ceux de la MDMA. Le GHB est vendu via les mêmes canaux que l’Ecstasy mais jusqu’ici à un prix relativement bas, ce qui peut en faire une alternative bon marché à l’alcool pour des jeunes à faibles revenus.
Les effets rapportés (et recherchés) du GHB sont euphorie, hallucinations, relaxation et sentiment de liberté.
Les effets non désirés du GHB sont (en cas de surdose) : vertiges, nausées, étourdissements et endormissement, voire perte de conscience ou coma.
Le GHB est souvent utilisé en combinaison avec d’autres drogues comme l’alcool et la MDMA, ce qui augmente les risques. Etant donné que le GHB stimule la production de l’hormone de croissance, on en abuse dans le milieu des culturistes. Une autre utilisation du GHB est l’induction de sommeil, par exemple après l’ingestion de drogues stimulantes comme la MDMA. Le GHB est aussi mentionné comme ‘drogue du viol‘. Dans ce cas, le GHB serait ajouté à la boisson de la victime pour que la victime devienne docile et entre dans un sommeil profond.
La toxicité
La toxicité du GHB dépend de la dose. Une augmentation de la dose peut induire nausées, hypotonie, bradycardie, hypothermie, convulsions, coma, dépression respiratoire et apnée. Les risques liés à la consommation du GHB sont plus grands s’il est pris en combinaison avec de l’alcool et/ou des benzodiazépines, barbituriques, opiacés, antiépileptiques ou antihistaminiques. Dans le cas d’un usage prolongé de doses élevées, la dépendance physique peut se manifester.
Références :
EMCDDA , Report on the risk assessment of GHB in the framework of the joint action on new synthetic drugs, Office for official publications of the European Communities, Luxembourg, 2002, 92p.
Sweetman, S.C. (ed.), Martindale, The complete Drug reference, Pharmaceutical Press, London, 2002, 2483p.
Plus d’info sur : http://www.infordrogues.be/id/articles.php?lng=fr&pg=35
Si vous pouvez confirmer / infirmer ces tendances, veuillez contacter Infor-Drogues (02 / 227.52.52. ou « e-permanence » anonyme : http://www.infordrogues.be/e-perm_index.php) ou par e-mail Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
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